24 février 2007
Mes études de gosses de riche

Bon ok c’est un peu racoleur comme titre. Mais merd* je viens d’ouvrir mon blog, faut que j’appate le chaland.
J’ai un souvenir qui m’a marqué : c’était le premier jour de mon calvaire la prépa, cours de math, sortez une feuille : Nom, prénom, adresse, professions des parents, signe astrologique, nom du chien, couleur de la culotte, … Je remplis donc ma petite feuille et curieuse, je zieute la feuille de mon voisin : Profession du père : chef d’entreprise, profession de la mère : directeur général. Ah oué quand même…
Et me voila rendue à la réalité : dans ma classe, ça pue le fric. Pas tous bien sûr, mais force est de constater que c’est pas la même provenance qu’au lycée.
Au cours de ma prépa, j’ai pu constater les avantages et les inconvenients. J’ai fait quelques soirées dans des maisons ma foi fort sympathiques, en particulier chez un garçon qui avait un chateau une maison de 700m² (Attention à pas se perdre en allant aux toilettes).
Mais de temps en temps ça met quand même une ambiance pourrie. Il n’y en a quelques uns qui ne jure que par Armani, Hugo Boss, etc… mais SEULEMENT quand c’est marqué dessus de manière visible (ben oui, quel interêt sinon ?). Et vas-y que je me la joue, et vas-y que je glisse le prix 3 fois dans la conversation. « Ca ? Oh ça c’est juste une petite chemise Eden Park, je l’ai eu soldée à 150€, une affaire ! » (Sic) Et ça se trémousse comme des midinettes qui viennent d’acheter leur premier soutien-gorge… (D’ailleurs si ça ressemble à une serpillère c’est pas grave, l’important c’est qu’il y ait un gros nœud rose.)
D’ailleurs cette citation provient de Mon-vélo-à-3000-euros. Oui c’est comme ça que je l’ai surnommé parce que Mon-vélo-à-3000-euros adooooooooooore le vélo. Seulement lui il n’a pas un vélo, non, il a un vélo-à-3000-euros. Précision absolument indispensable, et si jamais il oublie de le préciser, il rectifie tout de suite « J’ai nettoyer mon vélo ce ouikende, tu sais mon-vélo-à-3000-euros ».
Qu’ils aient de l’argent à la limite, tant mieux pour eux. Mais vraiment ça devient d’un niveau des fois… Et encore je ne suis pas à Henry IV ou Louis le Grand.
Mes études de merde
Bon mes études : Je suis en CPGE (Classe préparatoire aux grandes écoles) mais comme tout le monde fait « Gné ? » , je dis Math sup/Math spé et là c’est trop la classe. En sup je disais juste Math sup et c’était la classe, en spé (la deuxième année donc) je dis les deux parce que Math sup/Math spé, ça parle plus que Math spé.
Et puis mes études de merd*, elles me gâchent suffisamment la vie comme ça alors si on peut même plus se vanter.
Pour ceux qui situe pas bien Math sup/Math spé, l’élite de la nation, tout ça, tout ça (La bonne blague…) et bien ce sont deux années ou l’on fait un maximum de choses qui nous serviront très exactement deux semaines, c’est-à-dire pendant les concours. Et oui deux ans de dur labeur (enfin j’ai le temps d’ouvrir un blog quand même, mais si ça se savait je serai certainement lapidée par mon prof de physique devant tout le monde pendant un DS pour montrer l’exemple), de gavage de formule, de DM interminable (Prof de SI : « Bon je vous préviens, moi j’ai mis 10h hein »), de colles humiliantes (ah la la, les colles. Je ferais un billet dessus: là), tout ça pour le Grand Jour, notre Jour du Jugement Dernier à nous, notre Grââl après deux ans de quête (j’exagère a peine) : LES CONCOURS. Des écoles d’ingénieurs bien sur (Re la classe.)
Et après le concours ? Qu’est-ce qu’il y a après le concours ? Alors là, ça c’est pas en prépa qu’on va vous l’expliquer. Nan, nan, en prépa on te prépare pour le Jugement Dernier, pas pour après, après tu te démmerde tout seul !! Et oui parce que il y a des dizaines d’ingénieurs : en mécanique, en génie civil, en production, en système industriel, en informatique, en biochimie, en génie climatique, en génie électrique, etc etc…
Que de choix ! Et encore ce ne sont que les spécialisations, après il faut choisir entre les quelques centaines d’écoles en France. Parce que bon, faut pas croire, on va pas tous finir à l’X ou à Centrale.
Donc résultat : avec un peu de chance on a une vague idée de ce qu’on veut faire après le concours. Au pire on a raté (sa vie) ses concours, on a plus le choix, on se retrouve ingénieur en génie alcoolique de l’École Internationale de Trifouillis-les-oies (après deux voire trois ans à cravacher c’est le suicide assuré).
C’est pour ça que quand le frère de Doudou me dit qu’il va faire une prépa l’an prochain, j’ai envie de hurler « NAAAAAAN !! NAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!! COUUUUUURS !! COURS TRÈS LOIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!»
Une fille c'est chiant
Vous m’auriez connu il y a quelques années (pas beaucoup, hein, d’années : je n’ai que 20 ans !), une vraie chienne de garde ! Je voulais devenir le modèle que les hommes on n’a pas besoin d’eux. Elevée par une maman seule, l’indépendance financière et affective était pour moi un gage de réussite. Les hommes n’étaient que des lâches, programmés pour nous abandonner/tromper/faire du mal à la première occasion. Merci à mon géniteur pour cette merveilleuse image des hommes.
Et puis j’ai rencontré Doudou. Parce que évidement sous ses revendications anti-mâle, il y avait un grooooooos besoin d’amour. Sauf que mon Doudou, il a certain côté typiquement masculin insupportables. Il arrive que souvent, celui-ci se coupe du monde. Je suis la, je suis plus la, je suis, je suis plus la,… Moi je dit qu’il rentre dans sa carapace. Exactement comme une tortue. Et la, impossible de communiquer. « Chéri, tu pense quoi de *une chose quelconque* ? Allô ? Allô ici la Terre... Je te paaaaaaaarle » « Grouimpgnrg » (« Oui je sais, c’est juste que je m’en fous ») Crispant non ?
Mais le PIRE : c’est la non-démonstration d’affection. Ça m’a frappé en pleine poire il y a deux semaines (oui au bout de trois ans je suis un peu lente) : c’est (presque, ne soyons pas catégorique) toujours moi qui lui fait des câlins. Bon j’ai de la chance, y’a qu’a commencer et il continue. Mais si je commence pas, nada, que dalle, nichts.
Et ma grande spécialité, c’est : le TEST. Je sais qu’il déteste ça et que c’est idiot mais je n’y peut rien, c’est dans mes gènes.
Exemple : Je viens de remarquer qu’il ne me fait jamais de câlins spontanément, donc je n’en fais pas, je regarde ma montre, et je teste combien de temps il va mettre à m’en faire. Débile non ? Évidement il ne se doute jamais de rien, donc il ne fait rien, et là c’est le Drame. « Tu ne m’embrasse jamaaaaaaaaais. Tu ne m’aime paaaaaaaas !! Si je suis pas la c’est pareil !!! Blablabla….» Et la il me fait son gros soupir bien connu « *SOUPIR* ».
Je SAIS que c’est complètement stupide et le meilleur moyen pour le faire fuir. Alors pourquoi je continue, hein ??? Comme il dit « Toi t’es vraiment une fille !!!!! ».

